Le Deuxième Forum du Réseau International Femmes de Metropolis accueilli avec tous les égards à Séoul

Le deuxième Forum international du Réseau international Femmes de Metropolis, « Les villes dynamiques ont besoin des femmes : Visions et défis pour une ville respectueuse des femmes », s'est tenu à Séoul du 21 au 24 octobre 2009.
Les 21 et 24 de octobre 2009 a eu lieu à Séoul, en Corée, le 2ème forum international des femmes de Metropolis, « Les villes dynamiques ont besoin des femmes : visions et défis pour une ville respectueuse des femmes ». Ce forum a bénéficié de la participation de 12 antennes du réseau des femmes, 70 intervenants parmi lesquels il faut noter 11 mairesses et 1 maire ; plus de 1000 participants de 40 villes en représentation de 35 pays différents ; en plus d’organisations internationales, d’experts du monde entier, d’étudiants et de citoyens. Un grand nombre de participants étaient également présents lors des séances de formation et à la table ronde qui ont eu lieu avant le forum, les 20 et 21 octobre.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par la ministre de l'égalité des genres de Corée, Hee Young Paik ; le maire de Séoul, Se Hoon Oh ; et la secrétaire générale adjointe de l’ONU, Asha-Rose Migiro. Étaient également présents Francine Senécal, co-présidente du forum et présidente du Réseau international des femmes de Metropolis ainsi que Kyung Sook Lee, co-présidente du forum en Corée et directrice de la Fondation Femmes et Famille de Séoul qui a souligné et remercié la grande représentativité des pays du monde au forum.
Francine Sénecal a remercié le président de Metropolis, Jean-Paul Huchon pour son travail en faveur des femmes, et la fondation Femmes de Séoul qui a rendu possible ce forum. La nécessité de construire une société culturellement compréhensive, où les femmes joueraient un rôle important dans son développement a été soulignée, parce qu'elles sont le lien pour lutter pour la paix. Se Hoon Oh, maire de Séoul, a fait remarquer que « si les villes sont respectueuses des femmes, elles le seront également envers les hommes et envers toute l’humanité ». Les femmes sont encore considérées comme bénéficiaires passives de la politique ». C’est pourquoi « nous devons travailler pour une participation réelle des femmes aux décisions politiques ». En ce sens, la ministre de l’égalité des genres de Corée a parlé de l’importance de parvenir à une société pleine pour les hommes et les femmes, signalant que les femmes sont le symbole de la société du futur. La secrétaire générale adjointe de l'ONU a mis fin aux débats en mettant l’accent, dans son discours, sur la plus grande vulnérabilité des femmes par rapport aux hommes dans les moments de crise pour des sujets comme le logement, le transport, la protection, la sécurité, etc. Elle a également insisté sur l’importance de la participation juste et équitable des femmes aux décisions politiques. Elle a rappelé qu’en 2005 le sommet de l’ONU a déclaré que « l’avancée des femmes c’est l’avancée du monde », et que nous devons continuer à travailler dans ce sens car les femmes et les familles ont besoin de politiques d’égalité des genres. C’est pourquoi la plateforme de Pékin et l’Agenda de l’Habitat de l’ONU ont récemment approuvé des objectifs spécifiques pour des villes plus justes avec les femmes.
L’antenne de Barcelone plus active lors de ce IIe forum
L’antenne de Barcelone, au travers de sa représentante Carme Figueras, députée au Parlement de Catalogne, a joué un rôle très actif dans ce second forum. Carme Figueras a été chargée de coordonner la commission « Réseau de protection sociale avec perspective de genre » et elle a fait remarqué, avec des chiffres effrayants que, malgré les améliorations obtenues ces dernières décennies, dans toutes les sociétés persistent, dans une plus ou moins grande mesure, des différences entre les hommes et les femmes. Au sein de l’UE, les femmes gagnent en moyenne 17,4% de moins que les hommes. 99% de la propriété de la terre sont détenus par des hommes contre 1% des femmes propriétaires. Les femmes sont uniquement propriétaires de 10% de l’argent qui circule dans le monde, et représentent 70% des personnes vivant avec moins de 1$ par jour, constituant 70% de l’analphabétisme.
Les nouvelles formes familiales diverses n’ont pas introduit de changements substantiels dans les politiques publiques. L'intégration des femmes sur le marché du travail ne l'exempte pas des vieux rôles domestiques et n'est pas accompagnée d’une distribution égalitaire des temps de travail, familiaux et personnels. De plus, les effets de la crise économique s’acharnent sur les femmes et la crise ajoute de nouveaux facteurs de vulnérabilité. Les solutions passent inexorablement par le fait d’agir sur les causes structurelles de la féminisation de la pauvreté et, en même temps, par le fait de s’adresser aux collectifs spécifiques avec de plus grands risques d’exclusion comme les femmes jeunes, les femmes âgées, les femmes avec un handicap, celles qui se trouvent dans des situations de prostitution, celles recluses, celles qui prennent soin des personnes dépendantes, les femmes qui migrent, les femmes de minorités ethniques... Agir sur les causes structurelles implique de dépasser la division sexuelle du travail. Les journées de travail généralisées, adaptées au cycle de vie des femmes et des hommes. La revalorisation et la reconnaissance des tâches reproductives et une transformation de la façon masculine de comprendre la vie quotidienne. Tout cela pour une égalité effective des opportunités sur le marché du travail, dans la formation, capacité économique égale, sécurité égale et protection sociale égale pour les hommes et les femmes.
De nombreux experts des organismes comme le secrétariat des Nations Unies, la Division de la promotion de la femme des Nations Unies, ONU-Habitat et la Commission Huairou ont reconnu les valeurs et les problèmes que partagent les femmes de nombreuses villes en ce XXIe siècle. Ils ont exprimé leur soutien envers l'initiative de promotion de villes respectueuses des femmes, et dans le même temps ils se sont engagés à participer aux futurs projets du réseau international des femmes de Metropolis.
Le forum s’est terminé par l’approbation de la déclaration de Séoul signée dans un acte protocolaire par la présidente du réseau international des femmes de Metropolis et la coprésidente du IIe forum international des femmes, ainsi que par les représentantes des différentes antennes du Réseau des femmes. Cette déclaration a été adoptée par la région métropolitaine du Chili, composée de 52 communes et l’on attend qu’elle soit également adoptée, sous peu, par les 36 communes de la région métropolitaine de Barcelone. Il est prévu que le plus grand nombre possible de gouvernements locaux l’assument et l’intègrent à leurs politiques municipales, afin d’avancer vers une nouvelle façon de gouverner, en intégrant l’égalité des genres et en construisant des villes plus respectueuses des femmes.
L’adresse du site web du forum est: www.womenfriendlycity.or.kr
